<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>planes</title><link>http://planes.canalblog.com/</link><description>&#xab; Eschyle et Sophocle morts, le spectacle d&apos;un tragique lutteur devint l&apos;unique jouissance d&apos;art. &#xbb; Saint-Pol Roux</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 13 Nov 2009 03:24:18 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Sous-titre</title><dc:creator>planes</dc:creator><link>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/28/15595288.html</link><comments>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/28/15595288.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://planes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15595288/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/28/15595288.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab; Micmacs &#xe0; tire-larigot &#xbb; : comment peut-on &#xe0; ce point manquer de go&#xfb;t ? Depuis que je l&apos;ai entendu, je cherche sans succ&#xe8;s pire titre d&apos;œuvre, art et industrie confondus. Des extraits entrevus me laissaient esp&#xe9;rer un film &#xe0; la hauteur du titre et je croyais tenir l&#xe0; le plus mauvais film de l&apos;ann&#xe9;e. Et puis j&apos;ai vu la bande-annonce de &lt;em&gt;Cin&#xe9;man.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 28 Oct 2009 08:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>Du plomb dans l&apos;aile</title><dc:creator>planes</dc:creator><link>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/17/15477562.html</link><comments>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/17/15477562.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://planes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15477562/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/17/15477562.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un jour je critiquai ici ce pr&#xe9;jug&#xe9; des commentateurs de football qui leur fait syst&#xe9;matiquement souhaiter que la balle aille aux ailes, loin de l&apos;entonnoir central : cette obsession du centre lointain n&apos;a de sens que lorsqu&apos;on poss&#xe8;de un avant-centre au timing exceptionnel, ce que l&apos;&#xe9;quipe de France actuelle n&apos;a pas, et dissuade d&apos;utiliser des tactiques incomparablement plus efficaces comme les combinaisons &#xe0; l&apos;entour de la surface et les centres en retrait. Il est un autre pr&#xe9;jug&#xe9; pesant &#xe0; force d&apos;&#xea;tre serin&#xe9;, c&apos;est la crainte du d&#xe9;s&#xe9;quilibre offensif entre les ailes. Un Jean-Michel Larqu&#xe9; par exemple est obnubil&#xe9; par les statistiques de r&#xe9;partition des attaques, progr&#xe8;s technique &#xe0; peine moins estimable que le fantasque r&#xe9;v&#xe9;lateur de hors-jeu. Pour peu qu&apos;un c&#xf4;t&#xe9; n&apos;ait provoqu&#xe9; qu&apos;un cinqui&#xe8;me des attaques, aussit&#xf4;t il s&apos;afflige du d&#xe9;s&#xe9;quilibre et fustige le d&#xe9;fenseur lat&#xe9;ral pas assez offensif. Il n&apos;est pourtant que d&apos;avoir quelques vagues notions de strat&#xe9;gie militaire pour conna&#xee;tre ce principe que Napol&#xe9;on appliqua avec succ&#xe8;s et dont Jomini avait fait le secret de l&apos;art de la guerre, &#xab; la manœuvre tr&#xe8;s simple de porter le gros de ses forces sur une seule aile de l&apos;arm&#xe9;e ennemie &#xbb;. Jomini en eut la r&#xe9;v&#xe9;lation en &#xe9;tudiant le d&#xe9;roulement de la bataille de Leuthen ; on voit que deux si&#xe8;cles avant Lineker, d&#xe9;j&#xe0; les Prussiens gagnaient toujours &#xe0; la fin.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 17 Oct 2009 21:03:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bord cadre (2)</title><dc:creator>planes</dc:creator><link>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/15/15452503.html</link><comments>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/15/15452503.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://planes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15452503/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/15/15452503.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Andr&#xe9;-Pierre Gignac poss&#xe8;de au plus haut point le sens du but, expression &#xe0; entendre dans son sens le moins figur&#xe9;, le plus platement g&#xe9;ographique : une capacit&#xe9; instinctive &#xe0; se rep&#xe9;rer par rapport au but et &#xe0; placer le ballon le plus pr&#xe8;s possible du poteau. Cela donne le classique int&#xe9;rieur enroul&#xe9; d&apos;hier soir contre l&apos;Autriche, la subtile frappe fouett&#xe9;e et crois&#xe9;e de samedi contre les F&#xe9;ro&#xe9;. Pour marquer, il faut cadrer et le faire le plus pr&#xe8;s des limites du cadre, o&#xf9; le gardien n&apos;est pas ; peu de joueurs tirent de cette &#xe9;vidence toutes ses cons&#xe9;quences. Priv&#xe9; de jeu depuis quatre mois par une blessure s&#xe9;rieuse et un d&#xe9;m&#xe9;nagement, rare cas o&#xf9; deux d&#xe9;boires se succ&#xe8;dent &#xe0; seule fin, semble-t-il, d&apos;annuler leurs effets, j&apos;en suis r&#xe9;duit &#xe0; me r&#xea;ver attaquant, c&apos;est-&#xe0;-dire d&#xe9;fenseur qui aurait enfin compris que frapper fort sans souci du cadre est une stupide d&#xe9;perdition d&apos;&#xe9;nergie, que chercher la lucarne est un double risque &#xe0; r&#xe9;server aux cas limites, et qu&apos;une frappe rasant le sol et le poteau vaut toutes les mines sur la barre (j&apos;ai beaucoup de mal &#xe0; m&apos;en convaincre, ne serait-ce que pour des raisons musicales) : consolations path&#xe9;tiques d&apos;un qui n&apos;est pas s&#xfb;r de jamais rejouer.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 15 Oct 2009 20:03:00 GMT</pubDate></item><item><title>Au go&#xfb;t du jour</title><dc:creator>planes</dc:creator><link>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/13/15426319.html</link><comments>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/13/15426319.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://planes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15426319/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/13/15426319.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&#xab; J&apos;ai sous les yeux un projet fort bien con&#xe7;u, ma foi, d&apos;un v&#xe9;hicule qui remplacera du m&#xea;me coup et les voitures fun&#xe9;raires et le four cr&#xe9;matoire.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le n&#xe9;cromobilisme, quoi !&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;L&apos;inventeur, c&#xe9;dant en cela au go&#xfb;t du jour a baptis&#xe9; son appareil d&apos;un nom anglais, il l&apos;appelle : le &lt;em&gt;Corpse-Car&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Comme vous avez pu le deviner d&#xe9;j&#xe0;, c&apos;est le corps du cher disparu qui sert de combustible.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le moteur, assez compliqu&#xe9; du reste, est &#xe0; la fois &#xe0; vapeur et &#xe0; gaz.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La vapeur est produite par l&apos;eau du regrett&#xe9; d&#xe9;funt (le corps humain contient — qui le croirait ? — soixante-quinze pour cent d&apos;eau *).&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le gaz, ou plut&#xf4;t, les gaz sont &#xe9;galement les produits de distillation du pauvre cher homme (ou de la pauvre ch&#xe8;re femme, selon le cas).&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;D&apos;apr&#xe8;s les calculs de l&apos;inventeur, le corps d&apos;un homme adulte de moyen poids peut conduire une douzaine d&apos;invit&#xe9;s &#xe0; un cimeti&#xe8;re distant de la maison mortuaire d&apos;environ huit kilom&#xe8;tres.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;C&apos;est, comme on le voit, un fort joli r&#xe9;sultat pour une industrie &#xe0; ses d&#xe9;buts. &#xbb;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alphonse Allais, &lt;em&gt;The Corpse-Car.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; * &lt;/em&gt;&#xab; Le g&#xe9;n&#xe9;ral Boulanger dont vous faisiez un dieu pesait quatre-vingt-deux kilogrammes; il repr&#xe9;sentait environ soixante-cinq kilogrammes d&apos;eau. Donc, pour quatre-vingt-deux cris de &lt;em&gt;Vive Boulanger !&lt;/em&gt; pouss&#xe9;s, vous devez en compter soixante-cinq qui s&apos;adressaient &#xe0; de l&apos;eau pure. Voil&#xe0; bien les grandeurs humaines, les voil&#xe0; bien ! Et Francisque Sarcey, donc! Connaissez-vous Sarcey ? &#xbb;&lt;br /&gt;Le m&#xea;me,&lt;em&gt; Une Id&#xe9;e lumineuse.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 13 Oct 2009 21:10:00 GMT</pubDate></item><item><title>Eau vive</title><dc:creator>planes</dc:creator><link>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/11/15394687.html</link><comments>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/11/15394687.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://planes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15394687/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/11/15394687.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A Gil Blas de Santillane, jouet de la fortune, il arrive tant d&apos;aventures que, sans l&apos;industrie de Lesage, le cours de sa vie aurait la violence et la turbidit&#xe9; d&apos;un torrent. Des canaux de d&#xe9;rivation, des biefs, des bras morts et des affluents que l&apos;on remonte pour l&apos;agr&#xe9;ment du canotage, mod&#xe8;rent le d&#xe9;bit, permettent le bain dans une eau fra&#xee;che et limpide, et laissent voir le fond, de galets brillants. De temps en temps on franchit un rapide avec ivresse, comme dans cette phrase vertigineuse o&#xf9; les temps se carambolent : &#xab; A ces mots, je ressentis une joie toute des plus vives, et je sus si bon gr&#xe9; &#xe0; mon ma&#xee;tre de s&apos;&#xea;tre souvenu de moi, que je me promis de bien prier Dieu pour lui apr&#xe8;s sa mort qui ne manqua pas d&apos;arriver bient&#xf4;t. &#xbb;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 11 Oct 2009 21:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ne pas oublier Palermo</title><dc:creator>planes</dc:creator><link>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/09/15369211.html</link><comments>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/09/15369211.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://planes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15369211/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/09/15369211.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le football est plein de beaux noms de joueurs, admir&#xe9;s puis oubli&#xe9;s car partis pour des cieux lointains ou des divisions inf&#xe9;rieures, qu&apos;on a un jour le plaisir d&apos;entendre &#xe0; nouveau. C&apos;est alors la r&#xe9;surgence d&apos;actions d&apos;&#xe9;clat et d&apos;ann&#xe9;es lointaines, d&apos;actions lointaines et d&apos;ann&#xe9;es d&apos;&#xe9;clat. Martin Palermo a marqu&#xe9; dimanche un but de la t&#xea;te de plus de quarante m&#xe8;tres et plus que du record, anecdotique, ou de la qualit&#xe9; du geste, la joie provient du souvenir de ce physique d&apos;acrom&#xe9;gale pataud, de ce nom, qui &#xe9;voque tout &#xe0; la fois Mart&#xed;n Fierro et le quartier o&#xf9; Borges passa son enfance et puisa tant, de ce muret, &#xe9;croul&#xe9; par les supporters de Villareal en joie, qui lui brisa la jambe, de ces trois p&#xe9;naltys rat&#xe9;s dans le m&#xea;me match, contre la Colombie, quel courage et quelle folie !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 09 Oct 2009 17:44:02 GMT</pubDate></item><item><title>De positions et de mouvement</title><dc:creator>planes</dc:creator><link>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/05/15322998.html</link><comments>http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/05/15322998.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://planes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15322998/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://planes.canalblog.com/archives/2009/10/05/15322998.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les r&#xe9;dacteurs de &lt;em&gt;Canal Football Club &lt;/em&gt;ont beaucoup de vice, et un peu d&apos;imagination &#xe0; son service. A l&apos;habituel ressassement des erreurs d&apos;arbitrage, ils ont ajout&#xe9; hier une plaisante innovation, des extraits d&apos;invectives entre joueurs et entra&#xee;neurs adverses, apr&#xe8;s match, sur le chemin du retour aux vestiaires. Ainsi la t&#xe9;l&#xe9; continue son lent travail d&apos;investissement de l&apos;enceinte du stade. Apr&#xe8;s les tribunes et les vestiaires, elle &#xe9;tend son intrusion aux couloirs et &#xe0; leur atmosph&#xe8;re qu&apos;elle cherche avec opini&#xe2;tret&#xe9; &#xe0; corrompre, pour acc&#xe9;l&#xe9;rer son dessein : l&apos;extension de son empire au terrain, th&#xe9;&#xe2;tre des r&#xea;ves et des op&#xe9;rations rentables. Et pour se justifier, elle ass&#xe8;ne : le recours &#xe0; la vid&#xe9;o est une n&#xe9;cessit&#xe9; aussi irr&#xe9;versible que le cours du temps, on ne saurait aller l&#xe0;-contre. On le doit, pourtant.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 05 Oct 2009 20:06:37 GMT</pubDate></item></channel></rss>