04 janvier 2019

Portrait

Au générique des Surprises de l'amour (Comencini, 1959), en tête de distribution, on pouvait lire le nom de Dorian Gray. Choisir un pseudonyme dans une œuvre d'art n'est pas rare, mais il est étrange de prendre celui d'un personnage principal dans une œuvre fameuse : on n'imaginerait pas Sagan se baptiser Guermantes. La jeune Luisa Maria Mangini pouvait-elle ignorer la célébrité du personnage et ne voir en lui qu'un nom qui avait le double avantage de sonner féminin et anglo-saxon ? Ou bien une identification profonde à Dorian... [Lire la suite]
Posté par planes à 22:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 janvier 2019

Onomastique

Guénolé Azerthiope, ce n'est pas mal, c'est une bonne blague de pataphysicien, mais je me souviens avoir vu nom plus remarquable au générique de je ne sais plus quel film, sans doute Top Hat avec Fred Astaire : Hermes Pan. Pan n'est que l'abréviation de Panagiotopoulos, m'apprend notre informateur à tous, qu'importe, le chorégraphe en se baptisant ainsi avait ressuscité l'Hermopan que mentionne l'Encyclopédie, cette dyade créée par le syncrétisme religieux, fusion des dieux Hermès et Pan : le Dieu des voyageurs, des voleurs, des... [Lire la suite]
Posté par planes à 22:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 janvier 2019

Poule et frites

Poule et frites, Luis Rego, 1987. La laideur a rarement dans un film tenu tant de place. Les coiffures : des brosses, des crêtes, des choucroutes bâclées, des mulets et même une banane pour Galabru ; les tenues : shorts fluos, chemises bariolées, jeans et cuirs, monokinis échancrés et la palme encore pour Galabru en débardeur transparent ; les personnages : une chanteuse sado-maso baptisée Véra Moutarde, Claire Nadeau en peintre de nains de jardin, Anémone en maîtresse râleuse et bécasse, Eva Darlan en Harvey Weinstein saphique, tous... [Lire la suite]
Posté par planes à 19:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 janvier 2019

Au gui l'an neuf

Courage et santé pour la nouvelle année !
Posté par planes à 21:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 novembre 2018

Les jeunes filles en fleurs de la rhétorique

« Cette plasticité donne beaucoup de variété et de charme aux gentils égards que nous montre la femme, et celle à qui nous ne plaisons pas ou qui ne nous laisse pas voir que nous lui plaisons, prend à nos yeux quelque chose d'ennuyeusement uniforme. Mais ces gentillesses elles-mêmes, à partir d'un certain âge, n'amènent plus de molles fluctuations sur un visage que les luttes de l'existence ont durci, rendu à jamais militant ou extatique. » (À l'ombre des jeunes filles en fleurs) Militant ou extatique, le choix des mots déconcerte.... [Lire la suite]
Posté par planes à 23:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 novembre 2018

Warioland

J'ignorais jusqu'à ce matin l'existence d'Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à l'Écologie depuis le récent remaniement. Aussi, lorsque mon attention distraite a vu ce titre, « un gilet jaune interpelle Emmanuelle Wargon », j'ai lu « Emmanuel Macron ». Le fait est bien connu, quelques lettres suffisent à notre esprit pour reconstituer les mots et les noms qu'il connaît déjà. Je sentais bien tout de même que quelque chose n'allait pas, je supposai une faute de frappe, puis deux, avant d'admettre la réalité distincte de Mme Emmanuelle... [Lire la suite]
Posté par planes à 23:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 novembre 2018

Gag

J'ai écrit dans une note précédente que les jeunes générations avaient été biberonnées à la sitcom américaine, c'est peut-être moins vrai désormais, il me semble que la vague a reflué et que les séries à succès d'aujourd'hui sont plus volontiers dramatiques — mais je n'ai pas Netflix. Mon oncle Charlie (Two and a Half Men) n'était pas la meilleure des sitcoms : son acteur principal, Charlie Sheen, jouait un personnage plus intéressant dans les dernières saisons de Spin City ; son créateur, Chuck Lorre, a fait plus ambitieux et plus... [Lire la suite]
Posté par planes à 23:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 novembre 2018

La chauve-souris

Les Grosses Têtes dans la Nuit des Temps 53 : Jean Yanne   Autre exemple de ce qu'une histoire drôle réussie doit à son contexte : l'histoire de la chauve-souris par Jean Yanne, à 4'32 dans l'extrait ci-dessus (on peut aussi écouter avec profit l'histoire de la coupe de Charlemagne qui suit immédiatement). Si l'on devait décortiquer le mécanisme de l'histoire en question, ce qu'il faut évidemment se garder de faire, on le trouverait bien imparfait. Et pourtant, elle marche. Jean Yanne n'est pas très bien entouré dans cette... [Lire la suite]
Posté par planes à 18:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 novembre 2018

Le Rire

D'Alex Métayer j'aime un certain nombre de classiques, des Pâtes à la Boudoni à Kama Sutra (« dis pas merci »), mais je n'ai vu qu'un spectacle en entier, son dernier, et j'en garde le souvenir d'un léger ennui enduré avec bienveillance, et pulvérisé lors de l'avant-dernier sketch. Le one-man-show se veut entreprise de vulgarisation scientifique, on ne rit pas beaucoup pendant une heure, mais cette longue séquence un brin décevante est comme créée pour préparer le kairos des histoires drôles racontées par devoir,... [Lire la suite]
Posté par planes à 22:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 novembre 2018

Merci Bernard

     Lorsque mon fils aîné rechigne à faire étalage devant des tiers de ses talents tout neufs, et avouons-le relatifs, de danseur, chanteur ou diseur, lorsque plus souvent encore il fait semblant de ne pas entendre ce que nous lui demandons de faire, nous avons pris l'habitude de dire : « merci Bernard ». Il ne s'agit pourtant pas de son prénom, porté en France par 267 431 hommes, et 13 femmes, mais dont la vogue s'est depuis les baby-boomers exténuée, et stabilisée autour de la dizaine annuelle. Il ne s'agit pas... [Lire la suite]
Posté par planes à 17:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]