11 février 2008

Mobile (Amérique)

Par où commencer ? Puisqu'ici tout est affaire de transition(s), peut-être par The Grapes of Wrath de Ford, par la fin qui n'en est pas une et Ma Joad (Jane Darwell) : « we keep coming because we are the people. » « Une Ford couverte de poussière, surchargée de malles, arrêtée sur le bord de la route, « il faudra prendre de l'essence au prochain B.P. », — sur les montagnes, les campanules des lièvres, sur le plateau, les primevères du soir. » (Michel Butor, Mobile : étude pour une représentation des Etats-Unis) « L'aube pâle... [Lire la suite]
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04 février 2008

Pourquoi les coiffeurs ?

Un écrivain, il y a quelques années, avait donné ce titre à son roman et dans les journaux on racontait pour l'expliquer une blague qui avait traîné partout mais que je ne connaissais pas. Je n'avais pas lu le roman, son auteur sans doute n'étant pas très beau. (Une rapide recherche m'apprend qu'il s'agit de Charles Nemes, réalisateur entre autres de La Tour Montparnasse infernale et tombeur de cagnotte lepersienne ; l'anonymat dissous, la courtoisie m'oblige à nuancer mon jugement : Charles Nemes n'était pas mon genre.)J'en reviens à... [Lire la suite]
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02 février 2008

Tératologie

Je finis la lecture de Corpus Christine de Max Monnehay, roman raté sur un sujet immanquable : la faim, thème le plus négligé de la littérature, et ses corollaires contemporains, l'obésité et l'anorexie comme maux culturels, satiété du spectacle, mal du siècle et jeûne sécularisé, psychologie de l'opulence et misère de la psychologie, etc. J'ai lu ce roman sur la foi d'une photo, qui montrait en pied l'auteur, jolie — Max Monnehay est une jeune femme. Adolescent, je me suis imposé la lecture laborieuse d'un roman de Nina Bouraoui... [Lire la suite]
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31 janvier 2008

Inventaire (janvier 2008)

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19 janvier 2008

Néologisme

    « Il arrive qu'un néologisme de basse naissance, de formation demi-savante, dont les délicats se détournent, l'abandonnant aux amateurs de nouveautés voyantes et bon marché, trouve un jour, après quelques années de stage dans les journaux populaires, un écrivain qui l'adopte et qui l'emploie, peut-être une seule fois, mais avec tant de justesse et d'à-propos, qu'il il lui fait un sort, le rend possible, acceptable, le fait recevoir dans la langue écrite, ou plus exactement, dans cette langue écrite consolidée qu'on nomme... [Lire la suite]
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17 janvier 2008

Villeneuve

A la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, le grand cloître a été vitré, les cellules sont chauffées, électrisées, occupées à résidence par des artistes contemporains. D'autres salles accueillent l'exposition d'un peintre, contemporain avec désinvolture — il est mort. Deux écrans de télévision se font face, qui montrent ses œuvres. Dans un recoin, enfin, j'avise un Solitaire : c'est un jeu à gratter de la Française des Jeux. Il n'est pas gagnant.
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14 janvier 2008

Passe montagne

« Sa blessure créa, paysage rocheux,Une combe où mourir sous un ciel immobile. » Yves Bonnefoy, Du mouvement et de l'immobilité de Douve.      Nous aussi on a nos grands espaces, des forêts occultes proches des autoroutes, auxquelles on songe parfois, le nez dans un moteur ou dans un verre de vin. On fait des plans alors, on cherche la forme pure, on rêve au grand oiseau de bois posé dans une combe.    Il tranchait une stalactite avec son Laguiole et s'en faisait des glaçons :... [Lire la suite]
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11 janvier 2008

Tour et détour en France

Dans Passe montagne, on cherche une combe, la combe magique, où poser le grand oiseau de bois. Partout dans le film, dès le générique de début, on voit des cartes, de belles cartes d'état-major, des rafistolées qui ont vu du terrain et d'autres qui ne le sont pas. La combe magique, c'est sans doute celle-ci : la pliure déchirée sur la carte de Serge, ouverture sur l'imaginaire. La combe chez Manchette n'est pas la combe jurassienne. Le Jura n'apparaît qu'indirectement, mais de jolie manière. Samuel Farakhan (La Princesse de sang) boit... [Lire la suite]
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04 janvier 2008

Motif

« [...] une combe boueuse où glougloutait un ruisseau à demi recouvert par la végétation. »Manchette, Ô dingos, ô châteaux. « A force de descendre, en effet, il avait atteint le fond d'une petite combe boueuse, pleine de débris végétaux à divers stades de la décomposition. »Manchette, Le Petit Bleu de la côte Ouest. « Le convoi franchit le lit sec d'un cours d'eau saisonnier. A l'occasion, cette combe s'emplit pour peu de temps d'une eau mousseuse et malpropre qui charrie à grande vitesse toutes sortes de débris. »Manchette et... [Lire la suite]
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03 janvier 2008

Voeu

Toi qui passes ici et que mon tutoiement n'offense, que la terre te soit cette année légère.
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