13 mai 2018

Entertainment

Le plus réussi, à ma connaissance : Neil Patrick Harris, Tony Award 2013.     Deux ans plus tôt, le It's Not Just for Gays Anymore du même Neil Patrick Harris était déjà une réussite, mais moins impeccable, notamment à cause de Brooke Shields. Là tout est parfaitement léché, il y a Berry Gordy et Mike Tyson gracieux comme un ours, et une flopée d'enfants effrayants de professionnalisme. Avant d'être le Barney Stinson de How I Met Your Mother, Neil Patrick Harris était Docteur Doogie.
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12 mai 2018

Improvisation

Vu quelques extraits d'Édouard Baer présentant la cérémonie d'ouverture du festival de Cannes. Improvisations sur fond musical, Gérard Daguerre au piano. Baer est le seul à pouvoir faire cela, l'exercice est difficile et il faut une longue pratique, habitudes et trucs permettant au discours de se dérouler sans à-coups ; ainsi ce n'est pas du nouveau pur, comme ça en a d'abord l'air. Son principal mérite : ne pas faire comme les autres, qui font comme les Américains, et forcément moins bien. Son principal défaut : il impressionne la... [Lire la suite]
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11 mai 2018

À quoi bon ?

Sous ses dehors d'interrogation,  « à quoi bon ? » est en réalité une réponse, et peut-être la pire de toutes, parce qu'elle est résignation à la fin de l'histoire. Edouard Baer a intitulé un de ses films Akoibon. J'en garde peu de souvenirs : un hôtel sur une île méditerranéenne, Josée Dayan, un sosie de Gainsbourg, une intrigue qui peine à intéresser le spectateur, et Baer finissant par y renoncer pour s'offrir le plaisir de l'apparition élégante de Moustaki, sans lien avec ce qui précédait. Baer avait refusé l'obstacle, il... [Lire la suite]
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10 mai 2018

Coquille vide

Il y a de cela une quinzaine de jours, j'ai reçu par courrier un numéro de L'Express. Je ne lis pas la presse, sinon dans les salles d'attente, et ma bonne santé pour l'instant m'en préserve. Je l'ai feuilleté, chaque article m'a paru mériter commentaire et je me suis un temps imaginé me lancer dans cette entreprise sur ce blog, quotidiennement. Puis je me suis dit « à quoi bon ? », qui cela peut-il intéresser ce que je pense de Stéphane Guillon ou de Jacques Attali ? Un matin, pourtant, l'idée m'est revenue. Il était tôt, j'étais... [Lire la suite]
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07 avril 2018

Le 7 avril de 68

Il y a cinquante ans aujourd'hui disparaissait Jim Clark, coureur automobile, et Pépée, chimpanzé de Léo Ferré. La mort de l'un, accidentelle, a fait plus de bruit alors que la détonation fatale à la seconde ; mais je suis plus sensible aux violons de la chanson qu'aux ronflements des moteurs, et depuis ce matin c'est à Pépée que je pense, et à cette date que l'art a sauvée de la chronologie. Tu nais seul, tu meurs seul, et entre les deux il n'y a que des faits divers. Mais il y a aussi, heureusement, la narration qui lie ces faits... [Lire la suite]
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01 avril 2018

Le zombie

Après la mort de mon grand-père, il a fallu vider la maison familiale avant de la vendre. J'ai récupéré quelques livres, un peu par sentimentalisme, un peu par bibliophilie. Parmi eux se trouvait Le Zombie, de Francis de Miomandre, qui n'était pas mon premier choix. Le nom de l'auteur, en plus de sonner bien, m'était familier, sans que je sache au juste où je l'avais rencontré. Je ne l'avais jamais lu, je réparai la faute, disons le temps perdu ailleurs (dans Albertine disparue, Proust emploie l'expression « réparer le temps perdu » ;... [Lire la suite]
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29 mars 2018

J'ai dix ans

Il y a dix ans, jour pour jour, Montell Jordan donnait un concert au Gin Fizz, boîte de nuit du Havre. Un tel début laisse supposer que j'y étais et que je vais partager mes souvenirs de cette mémorable soirée, mais je n'y étais pas, je ne sais pas d'ailleurs si elle a finalement eu lieu, je ne savais même pas jusqu'à hier qu'il existait une discothèque nommée Gin Fizz au Havre pas plus qu'un chanteur de R'n'B du nom classieux de Montell Jordan. J'avais récupéré je ne sais où un flyer annonçant le concert, et je ne sais pour quelle... [Lire la suite]
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11 mars 2018

Fiente

Je lis Hugo et la sexualité, d'Henri Guillemin. Hugo : « C'était la saison des vendanges ; de la route où nous passions, on apercevait, jupes courtes et penchées vers la terre, des cultivatrices dont on voyait surtout la première syllabe. » La première syllabe, je trouve cela charmant, un instant, en imaginant le début d'une jambe, puis je comprends : la première syllabe de cultivatrice, cette interprétation s'ajoute à la précédente, et aussitôt l'annule. Mon plaisir est gâché, le jeu de mot a gâté la belle image, et sans doute... [Lire la suite]
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11 janvier 2018

Le Vent d'hiver

« Le champ est libre pour les plus aptes : nul encombrement des chemins pour gêner leur marche, nul gazouillis mélodieux et innombrable pour couvrir leur voix. Qu'ils se comptent et se reconnaissent dans l'air raréfié, que l'hiver les quitte unis, compacts, au coude à coude, avec la conscience de leur force, et le nouveau printemps consacrera leur destin. »
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01 janvier 2018

2018

Que l'année qui commence ne cesse de commencer !
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